Où part réellement le contenu d'un logement débarrassé
Réemploi, recyclage, valorisation énergétique, traitement : chaque flux a sa filière et son justificatif. Ce que vous êtes en droit de demander.
À retenir
- Le transport de déchets au-delà de 0,1 tonne pour les déchets dangereux et 0,5 tonne pour les non dangereux impose une déclaration en préfecture, valable cinq ans.
- Les déchets dangereux ne suivent jamais le flux général.
- Vous pouvez demander les justificatifs d'évacuation, et un professionnel sérieux les fournit sans discuter.
- Un prix anormalement bas s'explique presque toujours par ce qui se passe après le camion.

Ce que la réglementation impose au transporteur
Le transport routier de déchets par une entreprise est soumis à déclaration auprès du préfet dès lors qu'il dépasse 0,1 tonne par chargement pour les déchets dangereux, et 0,5 tonne pour les déchets non dangereux, en application des articles R.541-50 et suivants du Code de l'environnement. Le récépissé délivré est valable cinq ans et se renouvelle.
Un débarras dépasse évidemment ces seuils. Demander le numéro de récépissé n'est donc pas une exigence excessive : c'est le minimum, et un professionnel en règle le communique immédiatement.
Notre propre récépissé est publié sur la page de transparence dès que la constante correspondante est renseignée. Tant qu'elle est vide, la ligne n'apparaît pas : nous préférons une absence visible à une mention invérifiable.
Les quatre destinations, dans l'ordre de préférence
Le réemploi d'abord : mobilier en état, électroménager fonctionnel, livres, vaisselle, textile propre. Une partie part vers des structures de réemploi, une autre est valorisée et déduite du montant du chantier.
Le recyclage ensuite, par matière : métaux, cartons, papiers, verre, certains plastiques, bois. C'est là que le tri à la source fait la différence : un flux mélangé n'est plus recyclable, il devient un déchet ultime.
La valorisation énergétique pour ce qui ne se recycle pas mais brûle proprement en installation autorisée. Et enfin le traitement spécifique pour les déchets dangereux : peintures, solvants, produits phytosanitaires, piles, tubes fluorescents, médicaments, bouteilles de gaz, extincteurs.
Les déchets dangereux, et pourquoi ils comptent
Un logement très encombré en contient presque toujours, et souvent en quantité : produits d'entretien accumulés, restes de chantier, médicaments périmés, bombes aérosol. Mélangés au flux général, ils contaminent l'ensemble du chargement et le rendent non conforme.
Ils sont donc identifiés, séparés et orientés vers les filières adaptées, y compris les filières à responsabilité élargie du producteur pour ce qui en relève. Cela prend du temps sur le chantier, et c'est une partie de ce que vous payez.
Comment vérifier, en pratique
Trois questions suffisent. Quel est votre numéro de récépissé de transport de déchets ? Vers quelles installations partent les flux ? Fournissez-vous les justificatifs d'évacuation ?
Un prestataire qui esquive l'une des trois mérite une deuxième vérification. Un tarif nettement inférieur au marché s'explique rarement par une meilleure organisation, et le donneur d'ordre reste concerné par le devenir de ses déchets.
Nous remettons les justificatifs sur demande aux particuliers, et systématiquement aux donneurs d'ordre professionnels, pour qui ils font partie du dossier.
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Fourchette indicative
Calcul fait dans votre navigateur, à partir de la seule grille publiée sur la page tarifs : rien n'est envoyé, aucun formulaire n'est requis. Minimum d'intervention 1 500 EUR. Le prix ferme est fixe par écrit après la visite technique gratuite, et ne bouge plus ensuite.
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